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bienvenu(es)sur le blog du projet Marseille/Valparaiso, un projet de l'association Passages de l'image  (Marseille, Nîmes) et de NegPos (Nîmes). Ce projet a bénéficié à son origine du soutien financier de la Région Provence Alpes Côtes d'Azur et de celui logistique du Conseil National de la Culture et des Arts du Chili.

 

bienvenid@s al blog del proyecto fotográfico Marsella/Valparaiso, un proyecto de la asociación Passages de l'image  (Marseille, Nîmes) y de NegPos (Nîmes).  Este proyecto beneficio a su origen del apoyo financiero de la Region Provence Alpes Côtes d'Azur y de una ayuda logistica  del Consejo Nacional de la Cultura y de las Artes del Gobierno de Chile.

                                                     

 

11 juin 2006 7 11 /06 /juin /2006 14:32

L’Atelier de l’image NegPos (Nîmes)
présente une exposition d'Antonio Quintana

photographe chilien disparu en 1972.


Cette exposition de photographies de Valparaiso (Chili) est une première, l’œuvre de Quintana n’a jamais était montrée en France et elle reste pratiquement inconnue dans son propre pays. La plus grande partie de ces images ont été tirée pour la première fois.

Pourtant, Antonio Quintana (1904-1972) est l’une des figures les plus importantes et emblématique de la photographie du Chili au XXème siècle.

En 2005, lors d’une rencontre entre José Moreno Fabbri, directeur des archives photographiques Andres Bello de l’Université du Chili et Patrice Loubon se dessine le projet de valoriser et de remettre à jour l’œuvre d’Antonio Quintana (dont la plupart des négatifs sont précieusement et « précairement » conservés dans ces mêmes archives).

Cette première initiative, soutenue par l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, se présente sous la forme d’une exposition de ses photographies de la ville de Valparaiso, images prises entre les années 1950 et 1960.

Dans une esthétique proche de celle de photographes comme Jean Dieuzaide ou encore Robert Doisneau et Willy Ronis, c’est-à-dire dans la droite ligne de la photographie humaniste des années 1930 à 1960, les images de Quintana sont empreintes de préoccupations sociales. Regards sur l’enfance et ses jeux : carnaval, cerfs-volants, course après le bus… Paysages urbains qui dessinent les contours de la ville, son atmosphère, ses reliefs. Présence ouvrière bien sûr avec les pêcheurs, leurs mains, leur dignité. Déambulation dans Valpo (petit nom de Valparaiso), au rythme du pas qui grimpe les « cerros ».

Professeur de physique-chimie et de géographie, photographe, responsable syndical, ami de Pablo Neruda, Quintana est au Chili l’un des premiers à produire une photographie à forte prédominance sociale, se doublant d’une recherche esthétique en prise avec son temps.

Entre 1948 et 1954, il s’exile sous le régime de Gabriel González Videla, à la déclaration de la « ley maldita » qui restreint les libertés démocratiques, d’abord en Argentine puis parce qu’il n’a pas voulu faire une gigantographie d’Evita Peron, en Uruguay.

A l’occasion de l’anniversaire de Neruda, il fait son retour au Chili. Il produira avec le poète un livre, « Les pierres du Chili » en 1965.

A partir de la fin des années 1950, il coordonne avec son ami photographe Roberto Montandón (chef du Laboratoire Central de Photographie et Microfilm de l’Université du Chili), la mission et l’exposition « El Rostro de Chile » (« le visage du Chili ») qui inaugure le 13 octobre 1964 dans le patio central de l’Université. Cette exposition rassemble une trentaine de photographes chiliens (dont le jeune Sergio Larrain…) ; elle se situe dans l’esprit d’une autre fameuse exposition, celle d’Edward Steichen, « The Family of Man ». Elle fera le tour du monde, accompagnée par Quintana et sa femme, Enriqueta Silva. 

Quintana, photographe engagé, n’aura guère le temps de participer à l’avènement de l’Unité Populaire, il meurt le 21 juin 1972 suite à une hémorragie cérébrale. A ses funérailles, Salvador Allende le célèbre par ces mots : « avec Quintana disparaît l’un des meilleurs d’entre nous », ainsi se tourne avec sa disparition l’une des pages principales de l’histoire de la photographie documentaire et sociale au Chili.

 

Ce projet a été réalisé en partenariat avec les archives Andres Bello de l’Université du Chili, Santiago du Chili et l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, Arles.

Nous remercions pour leur confiance et leur enthousiasme, Monsieur José Moreno, directeur des archives photographiques Andres Bello de l’Université du Chili, Messieurs Patrick Talbot et Patric Clanet, directeur et sous-directeur de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie.

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