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bienvenu(es)sur le blog du projet Marseille/Valparaiso, un projet de l'association Passages de l'image  (Marseille, Nîmes) et de NegPos (Nîmes). Ce projet a bénéficié à son origine du soutien financier de la Région Provence Alpes Côtes d'Azur et de celui logistique du Conseil National de la Culture et des Arts du Chili.

 

bienvenid@s al blog del proyecto fotográfico Marsella/Valparaiso, un proyecto de la asociación Passages de l'image  (Marseille, Nîmes) y de NegPos (Nîmes).  Este proyecto beneficio a su origen del apoyo financiero de la Region Provence Alpes Côtes d'Azur y de una ayuda logistica  del Consejo Nacional de la Cultura y de las Artes del Gobierno de Chile.

                                                     

 

27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 15:22


photographies de Rodrigo Gomez Rovira

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Rodrigo Gomez vit à Valparaiso et il aime sa ville. Dans ce sens, amoureusement parlant, ses photographies nous renvoient davantage à la transcription d’une relation affective qu’à un  documentaire photographique. Empreint de pudeur et d’une rare association, finement composée de distance et de proximité, le flirt est néanmoins bien amorcé. Du bout des yeux il frôle sa ville, la pénètre doucement, la découvre feuille à feuille, pétale par pétale. Des images en forme de haïkus, poésie lunaire des habitudes.

 

Patrice Loubon
Valparaiso, Chili - 2008

Un dimanche après-midi dans le centre des affaires, c'est le triste souvenir du frénétique lundi qui arrive. De la même manière, ces photographies sont la nostalgie du futur. Futur de ceux qui les regardent sans avoir jamais été présent.

Futur de celui qui, étant là, a laissé l'ombre de sa vie suspendue, la même qui s'approprie de la mémoire des objets comme s'ils étaient des corps.

Dans la série photographique de Rodrigo Gómez Rovira sur Valparaíso, c'est ce grand corps qu'est la ville qui deplie son imaginaire depuis le dépeuplement de ses rues et la densité de ses intérieurs.

Alors que les intérieurs en présence de personne murmurent leur insistante existence, où les pores résistent à la poussière et à la rouille d'un présent éternel, les autres intérieurs qui eux nous mettent face à face aux visages, témoignent de comment ceux-ci vont au delà de la photographie comme s'ils n'étaient plus là, intemporels dans le reflet de leurs image.

Les grecques de l´Antiquité ne disaient-ils pas que l´images est le phantasma?

Fantômes, alors. Surpris dans leurs nécessités du quotidien, de lecture, d'écriture, de danse, de regard et d'être vu.

Où la détérioration n'est pas nostalgie et la perte n'est pas mélancolie.

Où l'image est toujours ailleurs.

José Nordenflycht


En la serie fotográfica de Rodrigo Gómez Rovira sobre Valparaíso, es el gran cuerpo que es la ciudad que despliega su imaginario desde la despoblación de sus calles y la densidad de sus interiores.

Mientras que los interiores en presencia de nadie murmuren ellos insistente existencia, donde los poros resisten al polvo y a la roya de un obsequio eterno, otros interiores que ellos nos ponen cara a cara en las caras, testimonian de cómo éstos van más allá de la fotografía como si no fueran más allí, intemporales en el reflejo de sus imagen.

¿ Griegas de la Antigüedad no decían que la imagen era el phantasma?

Fantasmas, entonces. Sorprendido en sus necesidades del diario, de la lectura, de la escritura, del baile, de la mirada y de ser vista.

Donde el deterioro no está nostalgia y la pérdida no es melancolía.

Donde la imagen está siempre en otro lugar.

José Nordenflycht


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